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Sculpture sur bois : la résurrection du bois flottant

Sculpture sur bois flottantL’on ne grave l’écorce que d’un arbre vivant, serait-ce pour conter celle d’un arbre qui ne l’est plus… Il fallait pourtant une magnifique journée d’un dimanche pour qu’il s’initie une résurrection dans l’air. Ou plutôt de la mer, rejetant sur le sable son macchabée de bois, juste avant son reflux.

 

Un arbre a disparu. Mort ou dans l’eau ? Il faut vivre dans le cœur pour comprendre qu’un arbre qui s’éteint est heureux. C’est un arbre qui cesse de brûler. Précipité dans les émotions de la mer, il est tombé de eau. Est-ce une faute ? Pour un arbre mort, non.

 

Cette journée annonciatrice d’une résurrection était merveilleuse. Douce, câline, comme une caresse dérobée aux regards des promeneurs, elle prenait soin de lui, de son arbre. La résurrection déjà là, parce que l’arbre avait échoué. Il apprend à être beau ou à être aimé, aussi a-t-il été arrêté sur le sable de façon accidentelle.

 

La mer va et vient, pourtant l’arbre ne trouve à redire, il n’y a rien d’abject. Comme elle, sa sève est vivante dans son flux et son reflux, son arrivée et son partir, dans s’en aller et son retour. Aussi, plonger sa branche dans l’eau de mer, se délecter de sa saveur salée quand elle libère son effluve parfumé dans un fleuve ondulant, s’offrir à elle au même titre que d’autres promeneurs, n’est que suivre le cours de la vie.  

 

L’arbre a-t-il échoué parce qu’il est sur le sable ?  Si cette main ne l’avait caressé, la résurrection aurait-elle retentie ? Ou… été retentée ?  Faut-il vivre dans le cœur sans pour autant aimer un arbre mort, pour voir en lui une possible seconde chance ? Est-ce nécessaire d’être artiste pour saisir le sens, de cette journée, ou comme la mer êtes vous capables de saisir sa branche et le réanimer ? Qu’est-il à craindre, cet arbre n’est pas un noyé !

 

L’artiste lui tend la main.

 

L’artiste se saisit de sa branche morte. La résurrection opère des effets invisibles autant que visibles, tout est affaire de sens. Alors si tout est à faire à mon sens, pourquoi ne pas se remettre au travail ; la résurrection offre une seconde vie à l’arbre et à la mer, statuée ici par un galet de plage.

 

Un galet n’est-il pas également un disque de roulement au même titre qu’une pierre polie par l’eau ? Un roulement… comme le roulement de la vague. Un roulement, pour refaire la route également, dans l’autre sens. Voici donc le trophée de la résurrection, un hymne de l’artiste à l’arbre, qui avait pris une mauvaise route au point d’échouer, un hymne à la mer qui est si merveilleuse dans son flux de retour. Puisse-t-elle renaître au même titre que l’arbre.

 

 

La sculpture en bois : la résurrection du bois flottant

Sculpture sur bois flottant

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