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Le web deviendrait-il pudibond avec la peinture ?

 

Le web deviendrait-il pudibond ? Le réseau social Facebook a retiré une photo du tableau l’origine du monde de Courbet, sous le motif de pornographie. Ce qui est ridicule. Que la sphère du Net fasse la chasse à l’indécence des célébrités de l’ère Berlusconi et celle qui suivra, je comprends fort bien. De même, j’acquiesce lorsque la chasse est déclarée aux sites de rencontres ciblant principalement les jeunes femmes se rémunérant sur de l’escorte, mais de là à censurer des peintures de nus, l’exaspération règne.

 

 

Le web commence à instrumentaliser la peinture

Le web devient totalitaire quand il s’agit de ne pas blesser les profils des cibles commerciales que sont les utilisateurs sociaux. Sans aller jusqu’à mettre au pas l’artiste peintre, il suffit de censurer des tableaux sur les pages sociales de ceux-ci, ou des posts sur les réseaux sociaux et blogs génériques. Il est inadmissible de faire prévaloir une influence comme il est socialement et culturellement dangereux de censurer. Cela se nomme l’instrumentalisation.

 

Une peinture de toile n’est qu’une esthétique, et à ce titre, il n’est pas bon d’exclure ou d’isoler, ni de manipuler. Soit Internet est ouvert pour répondre à sa destination qui est d’être une gigantesque bibliothèque sur le monde entier, soit les utilisateurs des sites qui refusent certaines publications ont la charge de ne plus fréquenter ce virtuel déplaisant. A mon sens, si l’on veut surfer sur la toile, il faut accepter le pluralisme. Si l’on administre un tel site ou un réseau virtuel, l’équité doit primer.

 

 

La peinture n’est pas un divertissement

Enlève-t-on des peintures de tableaux dans les musées au motif de ne pas choquer des visiteurs ? Le problème avec le virtuel est qu’il renforce l’idée de divertissement et non de découverte ou de culture. Quand une peinture dérange, on se plaint de ne plus revenir, et le modèle économique du site basé sur la fréquentation prendrait du plomb dans l’aile. Avec Internet, le zapping est préféré à la diversité, et c’est dommage.

 

 

Ne pas se tromper de combat

Heureux sont les peintres contemporains ayant leur propre site internet pour présenter leurs créations. Ils peuvent alors exister sans la connivence sociale. Une œuvre qui dérange est en mouvement, elle heurte la fossilisation de membres d’une société sclérosée. L’art est une exploration et non une radicalisation. Finalement, les blogs et les réseaux sociaux sont superficiels, parce qu’ils sont gérés par des personnes qui le sont tout autant. L’art est une création artistique et non une uniformisation esthétique ou culturelle. La scène artistique virtuelle doit avoir la générosité de favoriser l’émergence individuelle et non des courants culturels, et la patente ne doit pas devenir le genre, mais plutôt la qualité.

 

Un tableau peut décevoir un public, mais le public ne devrait pas mépriser son peintre. Quand un réseau social donne du sens au mépris, il devient un pouvoir et non un outil de partage social. L’émoi devant une peinture de femme nue ne doit pas raccourcir la créativité au business model d’un site, ni au copinage intellectuel de personnes qui ne se connaissent pas et qui ne veulent pas entrer en opposition l’une contre l’autre. L’exclusion est toujours une erreur, surtout quand on n’a pas d’expertise. Autant je comprends que l’on choisisse par goût, mais je m’exclame contre le refus par le dégoût.

 

 

 

Chaque site est légitime dans sa gestion de son contenu, certes, mais de là à obéir aux caprices de visiteurs… Il ne faut pas stériliser l’art à la puissance financière ou au nombre de visites sur son blog. Trop de blogs et de réseaux sociaux sont devenus des fourre-tout marchands, des activités commerciales travesties. Ce n’est pas un progrès pour la culture.

 

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